 Ben oui, quoi. Comme le disais Isabeau, une chouette lycéenne énervée à sa copine, pas plus tard que ce midi, « j'ai été voir sur lamballe.net et rien, nada, que d'alle sur not'manif!... ». Bon, faut voir le bon côté des choses... Si, déjà, le réflexe c'est d'aller voir sur lamballe.net, c'est que notre site préféré a fait son petit bonhomme de chemin. Et que ses lecteurs soient plutôt exigeants, c'est bon signe aussi. Ca prouve que c'est pas parce qu'on a été élevé aux Choco Pops, aux poissons carrés et au Yop qu'on est prêt à avaler n'importe quoi. Maintenant, les jeunes, va falloir être un peu tolérants aussi et à laisser le temps à pépé Julien, mémé Mélanie et papy Bruno de réagir. Parce que filer à Henri-Avril, cavaler à Saint-Jo, courir jusqu'à la gare, rencontrer le maire, la gendarmerie, le proviseur et le directeur; sélectionner les photos et mettre le tout en ligne dans la foulée... ben c'est plus des trucs de notre âge. Alors oui faut se mobiliser, oui faut gueuler dans la rue, oui faut rester « à bloc » mais bon, hein, respectez aussi vos anciens... Enfin, preuve que notre lycéenne avait raison de gueuler : ça y est, jeunes lamballais, vous voici « en exclu » sur le net. Comme quoi, des fois, râler ça fait avancer les choses... Plus de cent photos comme si vous y étiez avec le vacarme, les cris et les ampoules aux pieds en moins. Forcément, le but c'est de vous faire plaisir, amis lycéens. Pas question, donc, que les établissements scolaires, les parents ou quelque esprit chagrin se décident à utiliser ces photos pour vous reprocher votre présence dans la manif. Non non non. Pis comme à lamballe.net on est sympa, le téléchargement des photos est gratos... Bon, là je m'interromps car je viens de recevoir un SMS de Stéphane, membre du CVL (Conseil de la Vie Lycéenne), qui me dit « RV général devant la caserne des pompiers dans pas longtemps ». Alors j'y vais. De retour devant mon clavier, une heure après, je fais le bilan: 15 kilomètres dans les rues de Lamballe, dix bouteilles de cola, presque autant de jus d'orange, un pack d'eau et au moins vingt-deux quatre-quarts... Belle réussite que cette seconde journée de mobilisation. Quand je vous ai quitté, ami manifestants, c'était l'heure du goûter et vous étiez sagement assis au beau milieu de la place du Champ de Foire. Normal, il était à peu près quatre heure. L'heure pile du goûter depuis que le BN existe. Comme quoi, contrairement à ce que pense quelques vieux grincheux, on peut être jeune et rester attaché aux traditions... Gary Cooperl |